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 Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !

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Arsenic

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MessageSujet: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Lun 20 Jan - 10:26

Tout avait commencé à germer dans sa petite tête de précieuse lorsqu’une nuit, le hasard lui offrit le coup de pouce attendu. Tranquillement assise dans le grand fauteuil des culs nantis, écoutant les blablas gais et alcoolisés de ses amis, la bédouine qui elle ne buvait pas une goutte, avait l’esprit clair et sec, et les yeux surtout bien en face des trous, les laissant observer à loisir, tout le temps à l’affut de nouvelles têtes, son passé de pourchassée faisait qu’elle surveillait les alentours un brin paranoïaque, une lame venait si vite vous caresser la jugulaire…

C’est donc en compagnie de ses nouveaux amis artésiens, il fallait dire à leur décharge que l’ heure avancée aidait à la détente et aux propos guillerets, qu’elle vit un trio d’inconnus à la tronche patibulaire s’embrouiller puis se lever comme un seul homme et partir précipitamment, le visage de l’un d’eux était aussi pale que la mort, mais c’est l’inquiétude et la peur se lisait sans peine sur le visage du plus chétif qui sortit en titubant, qui attira son attention, et quand ces turquoises aperçurent le bout de papier froissé sous la table, elle se leva souplement, la curiosité l’entrainant, en trois enjambées plus tard, elle tenait dans sa main l’objet de la discorde, prudente elle le glissât prestement dans sa poche, se disant qu’elle le lirait plus tard…une fois chez elle à l’abri des regards…


Donc pendant que la taverne dict. « le repos du guerrier »se vidait doucement de ses piliers de bar, la brune imaginait, pour s’occuper l’esprit, les pires révélations, son instinct lui assurait que ce vélin froissé détenait un obscur secret… peut-être même un trésor qui sait, à la mine défroissée de celui qui l’avait perdu…


Une fois dans son alcôve bien à l’abri des curieux, la sarrasine dépliât le vélin, au début elle fut surprise, voir dépitée, la mine déçue et l’œil noir, furibond.
Maudissant l’infortune, elle faillit le froisser et le jeter dans le feu pensant que le Mektoub c’était moqué d’elle puis soudain, le geste suspendu, l’oreille interne tendue vers son esprit en colère, comme un écho lointain, une réminiscence du passé , un nom lui revint… ce nom justement aux même consonances que le prénom de sa servante et qui à lui seul annonçait une pluie d’aventures, un montagne de possibilités, l’espoir immense de voir grand et surtout de s’enrichir…soudain dans la maison de la bédouine un rire machiavélique retentit résonnant sur les murs, témoins muets, pendant un long moment.

Sa servante l’entendant rire ainsi, affolée sortit de la cuisine, et vint la voir :


« Smallah !Lalla , djouns ma3ki ? » (Par la sainte grâce d'Allah, les démons vous possèdent ou quoi ? »

A la vue interloquée de son esclave, elle rit encore plus, puis avec gentillesse, faisant un geste de sa main, elle lui assura :

« mat khafich ya habiba , wollahi ghir kheir ! ahhhh ! ya fatouma ! ya fatouma ! »
(N’ai crainte petite Fatima, ce n’est que du bonheur… petite Fatima ! »


Mais plus elle disait son prénom plus son cœur était joyeux, la mauresque n’insista pas, sachant que parfois sa maitresse avait des « hal » des états ou des humeurs qu’il valait mieux ne pas deranger.

Fumant un narguilé mentholé, et écoutant la musique du feu qui dévorait les buches entassées, elle remplit le document froissé.
D’une écriture fine et calligraphique, elle répondit sans vergogne au questionnaire, car oui c’était bien un questionnaire qu’elle avait trouvé, mais pas n’importe quel questionnaire, celui-ci vous offrait une option que peu osait prendre dans une vie, un tournant à 360 ° dans votre destin, un parfum de risque enivrant et si vivifiant.

Une fois ce bout de papier noircit de ces coordonnées privées, elle se mit en quête de trouver LA personne qui lui indiquera l’endroit exact pour postuler… ce n’est qu’au bout de plusieurs mois, et après moult interrogatoires, amassant renseignements après renseignement, glanant ici et là des noms, des informations, parfois au compte-goutte qu’elle finit enfin par arriver à ses fins…
Obtenir une adresse digne de confiance, donner par une personne digne de confiance pour un lieu d’une telle importance c’était l’aboutissement de son rêve…cette adresse, elle s’y rendrait même si elle devait y perdre la vie…car elle ne voyait nul endroit où elle pourrait sans risque d’effrayer proposer ses services, ses capacités, ou plutôt comme le surnommait sa grand-mère son don…  le poison ! Oui le poison et sous toutes ses formes, liquides, solides, éthérées, elle le pratiquait comme d’autres femmes utilisaient les parfums, son « trouc » à elle c’était les poisons, les lents, les douloureux, les foudroyants, les insidieux, bref toute une panoplie prête à servir, à soulager, à aider, même si certains en doutaient fortement, la mort pouvait-être parfois une bénédiction…et puis la paix n’avait pas de prix, Schéhérazade se sentait l’âme généreuse, telle une veuve noire , elle distribuerait sans compter peu importe la façon, le résultat était toujours le même, au final…une éternelle douceur létale…


A quelques galops, dans la touffeur de la foret, parmi les cris des loups et des cris d’animaux nocturnes, la brune avançait vers sa destinée…déterminée, encore quelques arbres, puis s’ouvrit devant telle une trouée dans les arbres aussi droits et fiers que des soldats, débouchant sur une clairière bordés de talus, talus d’épineux qui semblaient être plantés là exprès, formant un muret de ronces et d’épines, d’un coup de talon dans les flancs de son étalon, elle l’encouragea à sauter par-dessus les haies…ce qu’il fit sans effort, ce bond dans les hauteurs , fut le signe final qu’elle s’envolait vers son Mektoub à présent, au loin ,elle distinguait les portes en bois et les murs hauts du repaire de Fatum…
Si proche à présent, plus elle s’approchait plus Schéhérazade bâtissait des espoirs dorés, à la hauteur de son ambition, des espoirs fous pour certains qui diraient qu’ils étaient suicidaires mais pas pour la bédouine, oh non…bien au contraire, moult femmes portent à terme leur grossesse, elle l’averroïste avait choisi d’accoucher d’un projet, le nourrissant en son sein depuis quelques années…

Souplement, elle sauta de son destrier, qui s’était agenouillé, avec une tendresse non feinte, elle lui flatta l’encolure et le laissa aller sans l’attacher, le sachant fidèle…sans retirer son voile de son visage, laissant apparaitre juste ses yeux, elle toqua à la porte, 3 fois , 3coups secs, précis ! Le souffle court sous le tissu noir, qui bordait ses lacs bleutés, elle caressa sa Djambia, son cœur tremblait du feu de l’excitation, du feu de la vie !
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Cyric
Ancien
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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Lun 20 Jan - 15:28

De faction aux portes, le jeune homme déambulait. Il avait à la main le livre des vertus qu'il feuilletait pour tuer le temps.

Trois coups secs se firent entendre, il se leva et se rendit à la porte. Il entrouvre l'huis et zyeuta alentour.

Une silhouette. Une silhouette connue. Il ouvrit la porte plus en grand et sourit :


Bien le bonjour!

Il la détailla, sachant qu'elle le reconnaitrait certainement, ses yeux le trahiraient à coup sur.

Que puis je faire pour vous? Vous êtes vous perdue?

Un sourire ironique s'accrocha à ses lèvres.
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Alagos

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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Lun 20 Jan - 18:08

Il en avait fait du chemin. Ce dernier mois, il n'avait pas arrêté. Travailler pour l'une, pour l'autre. Travailler occupe l'esprit dit-on... Alors c'est ce qu'il avait fait. Puisque son esprit était en proie aux pires douleurs que l'on puisse soumettre à l'âme humaine. Jusque-là, même avec un passé sans point d'accroche, a changé tout le temps de vie, à perdre tous ceux à qui il avait pu s'attacher, il ne s'était pas attendu à ce que cette séparation soit si douloureuse... Dans ses pensées, avant, il suffisait de se convaincre psychologiquement. Être sûr que c'était le mieux à faire. Alors que non... Quand elle était partie sans vraiment un mot, il avait éprouvé un sentiment étrange qui lui était inconnu jusque-là... Il avait interprété ça comme une colère... Sentiment impur corrompant l'âme... Mais plus le temps recouvrait la plaie béante en lui, plus elle saignait, et plus la «colère» ressentie ressemblait à de la tristesse. Sans cesse il y pensait, sans le vouloir c'est cette même pensée qui venait le hanter. Mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi... Qu'est-ce que c'est que ce réflexe de se faire souffrir en espérant une chose impossible ? Pour lui, ce n'était qu'une absurdité de plus dans l'existence absurde du monde, puisque tout ce qui s'y trouve, mène irrémédiablement à la douleur.


Alors il partit sur les routes. Dans le froid des nuits d'hiver, il ne faisait que marcher. Puisque par flemmardise et dégoût de la vie il n'avait pris que le strict minimum... Pourquoi s'arrêter au milieu d'un chemin si ce n'est que pour geler sur place ? Et de toute façon il avait perdu l'appétit, ainsi que le sommeil, pour certains en abusent parfois, deux plaisirs de la vie dont lui, se contentait d'unau minimum. Pas de temps à perdre avec des choses si futiles. 
Inlassablement, il marchait, vêtu d'une simple pèlerine avec sa capuche, d'un bleu foncé, comme sortant du fond des ténèbres. Il ne savait plus trop quoi penser... Ses pensées étaient d'un flou profond... Et le saignement de son cœur toujours constant... Quinze jours à se lamenter. Quinze jours de perdu. C'est un matin ou comme revenant au monde il s'en rendit compte. Allongé sur une large branche d'un chêne massif, perché pour pouvoir jouir pleinement du peu de temps de repos qu'il s'accordait. Évasif, il regardait le ciel s'assombrissant. Il se dit que mieux ne valait-il pas rester dehors... Puis il sauta à terre et se remit en route.


Sur le chemin il fit ce qu'en quinze jours il n'avait pas été capable de faire. Il se reprit en main. Cicatrisant la blessure d'un manque au fer rouge de l'indifférence. Une pensée lui venant en tête sans arrêt,celle-ci, différente :



«  Donc tu as raison. Tu as toujours été seul. Ce qui t'entoure n'est qu'une illusion que tu as construit pour te berner toi-même. Arrêtes de te lamenter alors que tu savais que ça se passerait comme ça. Que tu n'étais qu'un décor de fond vite recouvert dans sa vie. Tu t'attendais à être remplacé... Mais tu n'as pu t'empêcher d'être frappé par la réalité. Tu t'attaches trop. Tu es trop sensible. Tu as toujours fini par être déçu, et puisque tu ne changes pas, ça ne risque pas de finir. Alors pourquoi ne fais-tu rien ? Pourquoi ne réagis tu pas ? Parce que tu es juste complètement stupide. Tu l'as découvert le fait que l'attachement est fictif et fini toujours par disparaître... Pourtant tu ne cesses d'y croire de t'y accrocher... Tu fais comme si tu t'en fichais... Tu essayes de ne pas le montrer alors qu'en toi, toutes tes pensées ne sont fixées qu'a cette seule idée. Ainsi qu'une question qui n'a que rien comme réponse. Qu'y a-t-il de plus stupide qu'un homme qui s'attache ? »


Dans un mental de froideur totale, c'est avec résolution qu'il rejoignit le repère du groupe dans lequel il était rentré il y avait plus d'une demi-année maintenant... Et pourtant il n'y avait pas été très présent. Mais maintenant, sans aucune attache, sans sentiment, il n'y avait plus grand-chose qui pourrait l’empêcher de s'investir dans les desseins de ce rassemblement de gens de diverses régions.
De plus, il avait reçu un courrier justement.

Une dizaine de jours de voyages supplémentaires le firent arriver sur le sentier qu'il connaissait bien pour l'avoir déjà plusieurs fois arpenté. Il s'épousseta vaguement, essayant de ne pas ressembler de trop près à un vagabond mais ne se mentant pas sur la nature de l'organisation. Il arriva en vue de la porte de bois, massive, qui lui paraissait plus petite que dans ses souvenirs... Ça doit toujours faire ça la première fois se dit-il... Il y avait quelqu'un... Avec une monture... Familière la monture... Mais bon, tous les chevaux se ressemblent grossièrement... Quelques pas supplémentaires lui permirent d'arriver dans son dos. Il rabattit l'ample capuche bleu marine cachant la totalité de son visage qu'il gardait baissé avec sa cape le couvrant totalement. On ne voyait de lui qu'un fantôme bleu sombre, et c'était pour le mieux. Et toujours à pas de loup se glissa à coté d'elle. Il jeta un coup d'elle a la personne, une dame par sa démarche. Il ne fit plus attention àla monture. Il jeta un regard sur la seule chose visible, les yeux. Et elle tourna la tête vers lui en reculant, surprise. Il baissa prestement le menton fixant ses pieds murmurant pour lui-même.

« Ses yeux... Ça ne peut pas... »

Puis balayant ses pensées qui l'avaient glacé, c'est d'un ton froid et d'une voix enroué, méconnaissable, qu'il lui dit :

« Bonjour. »

Puis jetant un regard vers la porte, n'ayant pas entendu la phrase récente de l'homme qui se trouvait derrière, il l'ouvrit en grand, adressant un signe de tête anonyme à l'homme à l’intérieur. Le visage toujours vers la terre gelée, politesse oblige il effectua une révérence qui était tout aussi glaciale. 

« Habituée des lieux ? »

Il n'était sur de rien... Mais ses yeux... Beaucoup de choses étaient devenues floues dans sa vie mais ce regard... il n'avait pas pu l'oublier...
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Cyric
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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Lun 20 Jan - 22:41

Un homme vint la rejoindre. Sorti de nul part, il avait fait montre de furtivité.

Il poussa la porte, Cyric eut juste le temps de se décaler pour ne pas se la prendre dans la figure.
Puis l'homme entra, le saluant vaguement, fit mine de continuer sa route mais Cyric s'interposa, de manière tout à fait courtoise il se mit sur le chemin, les bras croisés et d'une voix douce et calme annonça :


Je m'occupe d'elle.


Dernière édition par Cyric le Mar 21 Jan - 13:50, édité 1 fois
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Arsenic

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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Mar 21 Jan - 13:02

Debout devant cette porte de bois, son esprit filait à grande vitesse sur le fleuve tumultueux de son imagination !Joueuse et cérébrale, la sarrasine préoccupée mais pas le cœur inquiet, jouait à pile ou face avec sa destinée, au mieux un avenir parsemé de jolis écus sonnants et trébuchants, au pire une déception amère, elle priât néanmoins ses ancêtres pour ne pas être tomber dans un vulgaire repaire de brigands…les rumeurs chantaient bien le contraire , mais l’orientale préférait toujours se faire un avis personnel, une sorte de garantie pour le futur quoi !

Lorsque la porte s’ouvrit et qu’elle le reconnut aussi, un sourire se dessina sous son voile relevant les pommettes de ses joues et plissant ses beaux yeux bleus.
Avec une émotion teintée de nostalgie, elle se souvint…comment oublier les yeux de Sayedahou mélange d’ambre et d’émeraude, qui vous transperçaient pour mieux vous mettre à nu et cette voix au timbre grave aux intonations viriles qui lui faisait souvent penser à l’eau dévalant les torrents de montagne un jour d’été, puis d’une claque mentale, elle se reprit :


« Maudit soit le cœur, éprit d’amitié ! »

A la question ironique, elle jubila, ainsi donc il ne lui laissait même pas le temps de respirer, Wollahi elle adorait cet homme, prenant une voix de circonstance elle jouât la victime :

« Salam Aleykoum ! messssire, wollaaahi je souis perdoue ! Pauvre petite femme fragile, égarée dans les bois je cherche refouge, pouis-je entrer ? »

Sans attendre l’invitation, elle pénétra dans l’enceinte, ses yeux furetant rapidement et dans tous les recoins, une fois assurée qu’elle ne risquait rien, elle le fixa, stop le baratin, il l’avait reconnue, et elle aussi alors…
Alors elle était ici pour affaires pas pour faire du papoutages de salon de thé ! D’un geste aérien et élégant, de sa main tatouée, elle détacha l’épingle, relâchant son voile noir sur sa poitrine, dévoilant ainsi son visage à son interlocuteur, il put y voir un sourire sincère et chaleureux, mais la brune elle ne put s’empêcher de le taquiner comme à l’accoutumée :


« Sayadi ! Vous ici ? Wollahi Vous êtes comme la Noble peste noire, vous êtes partout! Mais je souis ravie de vous voir, je ne pouvais espérer meilleur accueil que celoui-ci ! De plous mon accent vient de me trahir ! »


Elle lâcha un petit rire dont elle avait le secret, délicat et précieux, tel le sifflement d’un rossignol mais au bruit de pas derrière son dos, elle remit prestement son voile, ne voulant pas être reconnue dès le début…elle se déplaçât contre le mur, laissant passer l’homme inconnu qui ressemblait à une ombre, il respirait le drame et la tristesse empestant la colère à plein nez, et lorsque ses mots tombèrent comme un couperet glacé, curieuse elle le fixa de ses iris étincelantes, détaillant sa tenue, l’homme indubitablement cherchait à cacher quelques chose, mais quoi ???  
Peut-être une monstrueuse figure, une blessure qui lui aurait ravagé la face, une brûlure lui défigurant le haut de son visage ?
Plus son esprit extravagant imaginait des horreurs, plus sa curiosité s’aiguisait, sûr que celui-ci, elle l’aurait à l’œil, histoire de percer son petit secret ! après tout elle allait faire partie de la grande famille à présent ! À l’abri derrière son voile de soie noire, elle pensa amusée :


« Encore un qui s’est fait rouler par la vie, bienvenoue au club le fantôme bleu nouit ! »

Mais toujours méfiante, elle répondît en faisant particulièrement attention à son accent, articulant  chaque syllabe, évitant au maximum le maudit son « U »qui ne voulait se laisser faire !

« Bon…soir ! Non ! Nouvellement débarquée ici ! J’attends qu’on veuille me faire visiter les lieux ! »

Regard entendu vers l’homme au livre religieux, elle se félicita, pas de U judas, pas de son chantant ! Presque une vraie Françoise, pour un peu elle en aurait ri de fierté, se jurant qu’elle finirait bien par le mater ce satané U. Mais en attendant, elle n’avait qu’une seule hâte, qu’une seule envie, c’était de visiter enfin ce lieu , qui avait nourri tant d’espoir chez la bédouine…
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Alagos

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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Mar 21 Jan - 20:02

C'est à la suite de la femme nouvellement arrivée qu'il referma la porte. Sans arrêter de l'étudier il s'exécutait. Possible que ce soit elle. Enfin, pas ici. Qu'est-ce qui aurait pu la pousser à oser s'aventurer ici. Il regarda celui qui était auparavant derrière la porte. Peu probable mais envisageable en effet. Lui jetant un regard, il fit paraître ses yeux gris un maigre instant. Il n'avait pas réagi sur le moment mais aussitôt il se reprit et baissa à nouveau le visage, réfléchissant activement. Ainsi donc, le dit Mektoub lui en voulait vraiment... Il regarda la monture. Ce type de cheval ne courrait pas les rues, effectivement. Donc c'était bien elle. Il avait cru la connaître mais visiblement, la voir en face de lui au milieu de cet environnement plutôt hostile, surtout pour une jeune femme, avait effacé nombre de ses impressions. Il s'était convaincu que la revoir ne lui ferait rien, ne devrait lui faire rien de plus que la plus froide indifférence. Néanmoins, à sa vue, c'est la tristesse qui l'envahie. Il savait au fond de lui qu'il ne l'oublierait pas facilement, trop de souvenirs maintenaient sa vision dans son esprit.

Pendant ses réflexions, il eut l'impression que beaucoup de temps s'était écoulé, mais visiblement non. Il s'était tourné vers la dame, d'un voile vêtue, lui cachant le visage, et habillé en simple mais magnifique voyageuse, lorsqu'elle lui avait répondu, en parfaite françoise. L'absence de son accent chantant lui fit aussitôt penser, ou plutôt lui rappela que beaucoup de choses avaient changé depuis leur dernière pseudo discutions... Et puisqu'il n'avait pas eu de nouvelles depuis... À ses quelques mots, il ne répondit que par un hochement de tête ne sachant que dire pour finalement commencer à reprendre son chemin, une brusque envie de s'isoler.

Puis, lui, l'homme de faction, s'interposa. Il fixa le corps obstruant son chemin sans pour autant laisser à nouveau paraître ses pupilles. Qu'est-ce qu'il voulait ? Comme il lui avait expliqué, lui aussi, lors de leur dernière rencontre, ce n'était pas à lui qu'il devait en vouloir, il le savait, et s'en était convaincu, pourtant, pour lui, l'homme n'était pas relié à une heureuse connaissance, sans pour autant qu'il soit véritablement en tord. Il réfléchit. Il avait dû le croiser dans ce lieu obscur mais il y avait tellement de monde qu'il n'avait pas dû faire attention. Et durant les dernières minutes écoulées, il n'avait rien fait de travers. De visible en tout cas. Alors quoi ? La phrase qui tomba était neutre, mais pourtant il y avait un soupçon d'avertissement. Et d'une voix enrouée, du même ton, tournant le dos a la femme, il fixa l'homme dans les yeux.


Vous voulez vous en occuper . Grand bien vous fasse et bénit soit votre bonté mon prince. Mais vous n'êtes pas obligé de me confier tous vos projets... Car si c'est votre envie de jouer avec de la viande fraîche, je n'ai pas l'intention de vous priver de ce plaisir. Il ne me semble pas avoir tenté de vous faire affront en allant contre votre volonté. Pouvez-vous me laisser passer.


Sur les quatre derniers mots, il appuya un ton légèrement plus sarcastique, tout en plongeant ses prunelles assombries dans les siennes, attendant une réaction.
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Cyric
Ancien
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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Mer 22 Jan - 15:10

Il sourit à l'homme. Sa voix lui disait bien quelque chose, mais il ne réussit pas à y remettre un nom et un visage.
A l'expression "viande fraîche", son sourire s'agrandit.


Il se contenta de répondre :

Je ne sais ni qui vous êtes, ni si vous êtes admis en ces lieux. Voilà tout simplement la raison de mon obstruction.

Puis à la nouvelle venue en lui montrant un petit bureau et une chaise, lui tendit un parchemin :

Installez vous et remplissez ce formulaire je vous prie.

Spoiler:
 
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Arsenic

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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Jeu 23 Jan - 9:30

La brune les fixait de ses azurs acérés, au mot viande, elle faillit intervenir mais se contente de toiser dédaigneuse le vilain encapuchonné, pensant sadique.

« Accorde-moi deux minutes avec toi le M’darbal (le loqueteux) et on verra qui  de nous deux dans cette pièce deviendra de la viande fraiche ! »

A la froideur de l’invite de son hôte,  elle haussa un sourcil circonspect, mais s’exécuta sans broncher, leur tournant le dos , les laissant à leur testostérones, mais quand elle vit de nouveau le questionnaire posé, celui-là même qu’elle avait trouvé et qui l’avait amené ici, elle sourit :

«  Encore ??? Bien… puisqu’il le faut, allons-y …»

Schéhérazade repensant au courrier de la féline, sortit de sa  besace son calame, elle avait du mal avec les plumes, puis d’une écriture calligraphique noircit le papier déjà griffonné.

Une fois remplit, elle se leva et le tendit à son hôte, attendant les directives. Silencieuse, une moue boudeuse aux lèvres, l’air pincé. Pendant qu’elle écrivait, le gueux suant le « 7hum » (le malheur) était parti… elle avait de nouveau retiré de son visage le bout d’étoffe noire qui la cachait, dévoilant ainsi son minois, après tout pourquoi s’encombrer, vu qu’il la connaissait….
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Alagos

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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   Jeu 23 Jan - 18:37

Le regardant toujours, il écouta la réponse. puis plus neutre, plus calme, il lui répondit.

Ne vous en faites pas, je suis d'ici depuis un petit moment déjà. Je ne vous importunerais pas longtemps de toute manière. Permettez?

Puis sans attendre la réponse il se glisse agilement a côté de l'homme en faction, et rejetant sa capuche sur son visage, reprend la route dans l'enceinte du chateau, sans vraiment qu’il sache ou il devait aller.
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MessageSujet: Re: Quand le Mektoub vous envoie un clin d’œil, saute sur l’occasion tel un lion !   

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