AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Entrevue

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Entrevue    Mar 28 Oct - 20:00

Kaiser se retrouve à une grille. La capuche bien rabattue. Il se hisse de ses mains avec une agilité incroyable jusqu'en haut, pour passer, de l'autre côté, en descendre en deux temps, trois mouvements. Il tend l'oreille aux bruits alentours. La nuit est épaisse. Les yeux plissés ont du mal à visualiser. Il ne se cache pas. L'Homme, planté aux grilles, à l'intérieur du lieu, impassible, attend la venue à lui. De quiconque.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Harckos

avatar

Messages : 209

MessageSujet: Re: Entrevue    Mar 28 Oct - 22:42

Harckos vît un homme passer au dessus de la grille d'entré. Le garde allé prendre un bonne brimade mais avant Harckos se dirigea silencieusement vers l'homme en restant dans l'ombre. Il sortit son arc, encocha une flèche et tira juste au pieds de l'eau, plus précisément entre ses pieds. Le colosse ré-encocha une flèche rapidement arma et sorti de l'ombre.

- Un pas de plus et tu es un homme mort et saches que je ne ratte jamais ma cible. Il fît une pause laissant l'intrus le temps de faire un pas... ce qu'il ne fît pas.

- Tu es dans une forteresse appartenant à Fatum... à moins de devenir brigand tu n'as rien à faire ici. Il était stupide de ta part de t’introduire ici de cette façon... toquer à la porte aurait été bien plus correct et sûr pour toi. Maintenant je voudrais savoir ton nom et tes intentions en venant ici.

Harckos s'était arrêter à quelques mètres de l'homme, son arc toujours tendu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Mer 29 Oct - 0:36

Le bruit d'une flèche dans le noir. Plantée à ses pieds. Il est repéré. Il voit surgir de l'ombre, ce qu'il n'aurait pu imaginer, même dans ses cauchemars les plus tortueux. Un mouvement de capuche d'en bas vers le haut pour face à une nouvelle menace d'une flèche. Il ne fera pas un pas en avant, mais en arrière, cela serait-il autorisé ? Silencieux, immobile, bras le long de son corps, il écoute, fouille de son regard bleu acier les alentours sans bouger d'une once sa tête. L'ombre de la capuche sert de paravent pour déceler ce qu'il pourrait être en train d'analyser.

La forteresse de Fatum. Serait-il assez idiot pour ne pas point le savoir? Serait-il assez suicidaire pour entrer en effraction ? Il l'est. Un rictus se forme sur ses lèvres. La capuche se baisse en signe de soumission. Un pas en arrière, bloqué, contre les grilles qui font un tintamarre contre son dos.

Son nom et ses intentions. Lentement, il se baisse pour mettre un genou à terre, accroupit, tout son visage bien caché. Ses mains s'affairent autour de ses bottes, qu'il semble astiquer avec les manches de sa tunique. Il se relève soudain. se tourne vers la grille qu'il escalade à toute vitesse, un pied en élan sur le haut du rebord. En un éclair, le corps de l'homme se propulse en un salto arrière, pour réception sur ses pieds, dans la foulée, plongé dans un recoin dans une roulade, plus sombre où le garde ne pourra plus le maintenir en joue.

Il courre, courre par finir par s'accroupir. Il suit tous les coins et recoins plongés dans l'obscurité pour se faufiler, se rapprocher ou s'éloigner de la forteresse, il n'en a aucune idée. Il fend les airs, pousse de ses mains en face de lui, tout ce qui pourrait lui faire gagner du terrain si le garde se met à sa chasse. Au bout d'un instant, il croit apercevoir des bâtiments, un brin du lumière. Il reprend un peu son souffle, pour apaiser ses sens. Il se fond dans le contexte. A l'écoute des signes. Doucement, il finit par s'allonger à terre. Réceptif.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Harckos

avatar

Messages : 209

MessageSujet: Re: Entrevue    Mer 29 Oct - 12:34

Harckos n'avait pas vraiment de temps à perdre... Il donna le signal d'alarme. Aussitôt une cloche se mît à sonner et des gardes surgirent de partout, torche à la main. Très vite la citadelle devînt aussi éclairé qu'en plein jour.

Les gardes patrouillaient entre les bâtiments à la recherche de l'intrus. Entre Harckos avait ouvert les grilles et laissé entrer un énorme loup. Qui se mît à la recherche du fauteur de trouble.

Très vite Harckos entendit des bruits de courses et des cris. Il se dirigea vers son origine. Loup était encerclé par des gardes qui pointé leur lance non vers Loup, qu'ils connaissaient, mais vers l'homme qui se trouvait sous le loup. Celui-ci avait l'énorme loup sur lui, la gorge maintenu avec juste assez de pression pour qu'il ne puisse plus bouger et qu'il sente les crocs du loup le planter légèrement. De sa gueule sortait un grognement sourd.

Lorsque le colosse arriva sur le lieu de l'arrestation, Loup était toujours sur lui. Aucun des garde n'avait de l'influence pour le faire bouger. Harckos fît un signe et Loup se retira après avoir lancé un jappement de satisfaction. Les gardes avaient toujours leur lance pointé sur le plaisantin. Harckos donna un ordre à l'un des garde qui encerclé l'homme. Celui-ci s'approcha du captif, lui mit les chaines aux pieds et poignets et le releva. Harckos prît la tête du cortège. Quatre hommes encerclé le fugitif, qui marchait pieds et poings liés. Ils entrèrent dans un bâtiment, franchir un couloir, passèrent une porte pour arriver dans une pièce sans fenêtre. L'inconnu se fît accompagner jusqu'à une chaise. Un anneau était arrimer solidement au sol pour pouvoir y accrocher le détenu. Ses fers y furent solidement accrochés par une grosse chaîne laissant au détenu le seul loisir de poser ses mains sur la table qui se trouvait devant lui. Un garde se tînt derrière lui, un autre à la porte qu'Harckos avait refermé et les deux autres se trouvaient dans le couloir. Harckos avait fait doublé la garde pour qu'un second plaisantin ne veuille s'amuser. Le colosse s'assit devant l'homme à qui on avait arraché la capuche.

- C'est la première fois qu'un nouveau venu arrivé à entrer de la sorte... on peut dire que tu réussi facilement à te faire des amis... Il vît que des gouttes de sang perlées du cou de l'homme. Ainsi Loup avait tout de même appuyé assez fort nota-t-il avec satisfaction.

- Maintenant fini de jouer, tu n'as nul part ou aller, je veux ton nom et tes intentions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Mer 29 Oct - 17:06

Il fut dans la stupeur de ne pouvoir se relever sur le champs quand des bruits surgirent de toute part autour de lui. Trop de bruits pour bien analyser, de lueurs, mélanges d'ombres, de courses. Il a cru que le mieux serait de rester couché, camouflé, faire le mort au milieu de la nature dans cette nuit. La stupeur fut angoissante, parmi les pas de course, les voix humaines, un aspect animalier s'en détachait. Il ne le comprit que lorsque le flan d'un lourd animal le maintient contre le sol, les griffes des pattes parcourant tout son corps, le piétinant pour l'avoir sous sa possession. Un chien ou un loup. La tête enfouie dans sa capuche, visage contre le sol, il ne pourrait rien tenter. C'est foutu. Les crocs autour de son cou, la pression sur la carotide, pouvant le faire s'évanouir. Il respire à peine pour ne pas exciter le fauve. Il prie presque les gardes se ramènent vite fait pour le sortir de cet étau infernal. Les yeux fermés, l'individu patiente, fait le vide en lui au point de s'évader, de n'être plus présent. Il prend patience sans commettre l'irréparable, d'un faux mouvement.

La suite est agréable comparé à ce qu'il vient de vivre. Les gardes l'encerclent, il est extirpé de son envol ailleurs, par les voix humaines qui le ramène à la réalité. Les hommes, il connait. Une partie de plaisir à venir. Il n'offre aucune résistance. Il se laisse amené dans une bâtisse, une pièce sans fenêtre, enchaîné aux poignets et aux chevilles. Il en profite pendant sa balade pour se repérer. Une chaise. Un anneau au sol pour bien le tenir à sa place, les chaines toutes attachées à celui-ci.

La capuche soudain arrachée lui fait plisser les yeux. Il lutte un bon moment pour avoir une vision correcte. Le bleu acier de son regard scrute le gardien en face de lui, une table entre eux. Il fronce les sourcils, au début, du mal, à se mettre dans la situation. Il faut reconnaître, que là, il est en mauvaise posture. Il réplique d'une voix monocorde sans expression ni intonation particulière, rocailleuse, rarissime:


J'entre toujours de cette façon partout

Un rictus quasi animalier, naturel:

Votre propriété m'a inspirée tous les délits à commettre en une nuit.

Il est un peu étourdi par la pression des crocs:

Je le sens, je sens qu'ici, doit y avoir une fortune.

Il s'interroge:

Pourquoi vous dites nouveau venu ? Beaucoup de passage ici ?

Exprès, il joue machinalement de ses chaines pour en faire entendre le bruit. Ses mains sont en perpétuel mouvement avec ses paroles. Jointes les deux pour ne former qu'un gros poings à dix doigts. Quand à ses pieds et chevilles, bien croisés, sous sa chaise.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Harckos

avatar

Messages : 209

MessageSujet: Re: Entrevue    Jeu 30 Oct - 14:03

Harckos commençait à s'impatienter. L'individu en question ne répondait à aucune de ses questions.

- Vous devez vous faire beaucoup d'amis en rentrant ainsi chez les gens...

Et en plus il posait beaucoup trop de questions pour une nouvelle recrue...

- Il me semble vous avoir demandé votre nom....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Jeu 30 Oct - 16:37

Des amis. C'est important les amis dans une vie. Ils vont et viennent à leur aise dans votre vie. Plus ou moins présents et fidèles. La fidélité d'aujourd'hui n'avait plus aucun sens. Survivre, sauver sa peau. Le quotidien de beaucoup prêts à n'importe quoi, pour conserver, ce filet de de respiration si précieux. Il hausse les épaules:

Des tas, une soixante qui veuillent sur ici. Et si je ne ressors pas d'ici vivant, avec toutes vos richesses, ou s'ils n'ont pas de mes nouvelles d'ici 72h, ils donnent l'assaut.

D'un autre côté, vu le déploiement de force employé pour un seul individu, il se dit que des amis, ils sont bien méfiants pour faire confiance, et n'avoir rien à cacher. Il ne bat pas d'un cil, le regard bleu acier ne trahissant rien de particulier. D'un coup, il s'avance, pose ses mains et bras brusquement sur la table sous le nez du Garde, les yeux dans les yeux, les visages à se frôler, un tintamarre de chaines:

Un nom, je pourrai te filer n'importe lequel que cela ne t'avancera à rien. Tu vas me ramener par la peau des fesses tes responsables ici que nous entamions la négociation. Si tu tiens à m'appeler, Kaiser, sera parfait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Harckos

avatar

Messages : 209

MessageSujet: Re: Entrevue    Ven 31 Oct - 11:21

- Remplis ça et envois le à La Féline et dit lui donc que tes amis attendent dehors  près à en découdre avec nous.


Il lui tendit un parchemin et une plume.

Formulaire:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Sam 1 Nov - 21:44

Et c'est tout ? Un formulaire. Pas l'air de comprendre que sa forteresse bientôt va voler en éclat. Un rictus prononcé. Des yeux bleux acier déterminés. Il se penche, pour prendre connaissance:

Et si je ne veux répondre à aucune de vos questions, il se passe quoi...Par exemple, comme ceci...

Il inscrit une réponse devant chaque point mentionné, guère pratique avec les chaines lourdes, entravantes. Il ne rechigne pas, il fait, cela peut être amusant.


Citation :
Nom (IG) : Kaiser

Nom d'emprunt en ces quartiers : Kaiser

Domicile : Forteresse des...comment déjà...Fatum
Comté/Duché : Fatumania
Ou vous êtes actuellement : dans une pièce sans fenêtre en détention au pays des Fatums

Force : surpuissant, tombé dans la marmite depuis tout petit
Intelligence : la lumière à tous les étages
Charisme : Envoûtant
Arme : Le foulard de soie

Avez vous déjà brigandé ? Dans quelles circonstances ?

Je vole tout ce qui est à ma portée: même les âmes et les coeurs

Refuseriez vous catégoriquement de vous en prendre à une ville ou à un duché en particulier ?

Tout le monde à la même enseigne, tous ou aucun

Il retourne le formulaire vers le Gardien, la plume en main:

Remet-lui toi-même, à ta Félonne, suis enchainé, difficile de lui faire parvenir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lea_

avatar

Messages : 37

MessageSujet: Re: Entrevue    Dim 2 Nov - 2:04

Un Formulaire en main Lea arriva aux portes de l’entrée de leur repaire, elle n’eut pas longtemps à chercher la personne à qui elle devait remettre le papier

Elle s’avança devant le prénommé Kaiser tout en lui ouvrant la main d’un geste brusque elle lui remit le formulaire et sans mot dire repartit dans les long couloirs de la bâtisse.


Citation :
Nom (IG) : Kaiser ……  Nom Inexistant

Nom d'emprunt en ces quartiers : Kaiser

Domicile : Forteresse des...comment déjà...Fatum …….Oui c’est exactement ça
Comté/Duché : Fatumania….. Quel humour
Ou vous êtes actuellement : dans une pièce sans fenêtre en détention au pays des Fatums,………. vous vous êtes trompé de chemin

Force : surpuissant, tombé dans la marmite depuis tout petit
Intelligence : la lumière à tous les étages
Charisme : Envoûtant
Arme : Le foulard de soie

Avez vous déjà brigandé ? Dans quelles circonstances ?
Je vole tout ce qui est à ma portée: même les âmes et les coeurs
Refuseriez vous catégoriquement de vous en prendre à une ville ou à un duché en particulier ?
Tout le monde à la même enseigne, tous ou aucun

Formulaire à remettre sans mensonge....... sinon passez votre chemin
Cordialement
La Féline
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Lun 3 Nov - 0:46

Ouais joli le tour de passe. Alors qu'il a remit son formulaire au Gardien avec ses consignes, Kaiser se surprend à voir entrer et disparaitre à l'allure d'un courant d'air une Fatoumette ou fantomette, devrait-il dire. Comment est-ce possible? Un autre formulaire lui informe des rectifications apportées à ses réponses. Le rouge vif l'agresse au point de plisser ses yeux, de se reculer un peu, pour mieux en faire lecture. La plume entre ses doigts, récupère le formulaire, l'arrache sans autre politesse au Gardien:

Vraiment, je sais pas comment tu as fais pour donner une copie de mon formulaire à la Félonne. C'est elle, celle qui vient de faire un vive le vent ?

Il doute:

Non, pas autant de courage pour venir en face. Bon, boule de graisse, explique-moi, l'astuce de ce tour prodigieux de magie, sans que tu n'es eu besoin de bouger ton gros cul de cette salle ?

La plume s'active à nouveau:

Nom (IG) : Kaiser ……  Nom Inexistant ....Jean.de.cetzes ...mais chutttt..

Nom d'emprunt en ces quartiers : Kaiser

Domicile : Forteresse des...comment déjà...Fatum …….Oui c’est exactement ça
Comté/Duché : Fatumania….. Quel humour ....On fait de son mieux
Ou vous êtes actuellement : dans une pièce sans fenêtre en détention au pays des Fatums,………. vous vous êtes trompé de chemin ....Si vous vous étiez déplacée vous-même, fainéante, vous seriez que c'est bien le cas.

Force : surpuissant, tombé dans la marmite depuis tout petit
Intelligence : la lumière à tous les étages
Charisme : Envoûtant
Arme : Le foulard de soie

Avez vous déjà brigandé ? Dans quelles circonstances ?
Je vole tout ce qui est à ma portée: même les âmes et les coeurs
Refuseriez vous catégoriquement de vous en prendre à une ville ou à un duché en particulier ?
Tout le monde à la même enseigne, tous ou aucun

Formulaire à remettre sans mensonge....... sinon passez votre chemin...Vous tournez pas rond, vous marchez sur la tête, suis enchainé, triple buse!

Cordialement ...Je cordialise pas les inconnus
La Féline...Jean.de.cetzes

Il garde la plume bien en main, se cale au fond de sa chaise, le formulaire rectifié sur la table:

Le gros, claque des doigts que la fée clochette apparaisse et disparaisse avec de nouvelles réponses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ephemere
Responsable Section
avatar

Messages : 448
Localisation : Dans le vent!

MessageSujet: Re: Entrevue    Lun 3 Nov - 5:52

- Un quoi?!
- Un petit plaisantin qui fait le mariole... Il a sauté la grille et... Son interlocuteur lui conte comment un certain Kaiser a pénétré dans l'enceinte du repaire. La jeune femme ouvre grand les yeux devant le récit, stupéfaite par un tel exploit. A une époque plus avancée, elle aurait pu penser qu'il s'agissait là d'un Ninja sorti tout droit d'un... enfin, bref! Revenons-en à nos moutons.
- Non mais... Je suis occupée là! Tu vois pas? Dit-elle en se limant consciencieusement les ongles.
Le garde fait glisser son regard des griffes de la brunette à son visage.
- Vous devriez venir, Harckos est avec lui...
- Hum? Bon, bon... Ça va, je viens! Attends-moi dans le couloir.

Ephémère le suit du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision. Elle pousse un long soupir, marmonne quelques jurons avant de quitter le fauteuil dans lequel elle était confortablement installée, saisit ses bottes et les enfile rapidement. Son épée accrochée à sa ceinture, elle sort de la chambre pour retrouver le garde qui patiente devant la porte. "Allons-y..." grogne t-elle, l'humeur mauvaise. Ainsi se laisse t-elle guider jusqu'à la pièce où l'homme est retenu... Prisonnier. D'aussi loin qu'elle se souvienne, il n'y a jamais eu de cas similaire. Personne n'avait jamais franchi les hautes grilles comme on venait de le lui raconter.

On lui ouvre la porte et elle s'engouffre à l'intérieur de la pièce qu'elle jauge d'un regard circulaire avant de le poser sur le Géant qu'elle salue d'un sourire.

- Eh bien, que se passe t-il ici? Harckos?


Arquant un sourcil, Ephémère se tourne vers l'inconnu enchainé et vrille ses noisettes dans ses aciers. Les mains viennent se poser sur ses hanches et sur un ton neutre, qui ne laisse rien paraitre de son humeur massacrante, s'adresse à lui.

- C'est bien la première fois que je vois quelqu'un dans ta situation, ici, qu'as-tu donc fait pour mériter ça, hein?


Avisant le parchemin qui trône sur la table, elle l'attrape et le parcourt rapidement des yeux, fronce son petit nez avant d'en faire une boule froissée qu'elle repose où elle l'a trouvé.

- Ça alors! Nous avons à faire à un fantôme! N'est-ce pas merveilleux? Alors mon petit Jean, quel bon vent t'amène ici? Raconte-moi tout.

Sur ces mots, elle tire une chaise et s'installe face à lui, le fixant, un petit sourire narquois flottant sur ses lèvres.

_________________
Éphémère

Insaisissable, comme un courant d'air

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Mar 4 Nov - 0:29

Bien silencieux le Garde en face. Kaiser sent les heures tournées. De nuit encore. Une heure ou deux dans cette pièce. Il tord le cou d'un côté, de l'autre, pour bien étirer tout son dos, cambrer ses reins, allonger ses jambes, les ramener. Ses poignets tournent et retournent dans un sens, dans l'autre. Il ne veut s'endormir. Ni perdre la maîtrise de la situation même si elle peut paraître, compromise. Alors que rien ne laisse présager une suite, l'entrée en matière, d'une nouvelle fée clochette. Kaiser analyse chaque geste. Le bruit du parchemin froissé le fait se gratter l'arrière de la nuque de ses deux mains entravée, dans un bruit de chaines. La chaise tirée en face de lui, un face à face s'engagerait-il, une négociation ? Ses bras reprennent leur place initiale sur ses cuisses, ses deux mains jouant avec la plume de l'exploit de ses écrits chiffonnés sur le ou les formulaires, s'y perd. Le regard d'acier se relève soudain sur le vert précieux. Elle le nargue, ce petit sourire.

Bien le Gardien joue au méchant. Elle à la gentille. Principe classique d'interrogatoire basique. Sans ciller, le plus sérieux du monde:


Ou vous me remettez toute la fortune que vous possédez en cette forteresse, ou bien, l'assaut sera donné. Un fantôme, non, un pillage avec une pointe d'humour, avouez que ce serait drôle de vous faire dépouiller par feu l'ancien Roy.

Kaiser garde son sang-froid. Il garde dans son champs de vision autant la catin venue pour le charmer que la boule de graisse endormie qui pourrait vexée et susceptible lui casser tous les os du corps en une fraction de minutes sans qu'il n'y puisse rien. La soif et la faim ont tendance à l'affaiblir, ainsi que le sang répandu en son cou par la morsure sur sa carotide abîmée, engourdissant son cou.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ephemere
Responsable Section
avatar

Messages : 448
Localisation : Dans le vent!

MessageSujet: Re: Entrevue    Mer 5 Nov - 23:58

Elle l'observe, relève chaque détail, ses poignets enchainés, sa gorge maculée de sang, sa façon de se gratter la nuque, son regard acier qui soutient le sien et ne trahit aucune émotion quand il lui fait une demande complètement... Insensée? Oui, c'est bien ça, insensée.

La brunette fronce légèrement les sourcils, sa bouche s'entrouvre mais n'engendre aucun son. Elle reste interdite pendant quelques secondes, se répétant mentalement ce qu'il vient de lui dire pour être certaine d'avoir bien compris. Cet homme serait-il complètement fou? Inconscient? Suicidaire? La réaction de la jeune femme se manifeste par un éclat de rire qu'elle tente tout de même de calmer pour garder un semblant de sérieux.

- Un pillage avec une pointe d'humour, hein? Alors là oui, j'avoue, tu es très drôle!  Ou totalement dément, je ne sais pas... Mais enfin, regarde toi. Tu penses vraiment être en position de menacer qui que ce soit? Tu es prisonnier, blessé, en piteux état.

Ses yeux se plissent légèrement alors qu'ils s'attardent sur le cou de l'homme. Manquerait plus qu'elle se retrouve avec un cadavre sur les bras. Et dire qu'elle pensait passer une soirée tranquille...

- Bon... Soyons sérieux. Pourquoi t'être introduit ici? Que cherches-tu? Évite de me faire perdre mon temps, ça risque de me mettre de très mauvaise humeur... Et je présume que tu ne veux pas servir d'amuse-bouche aux bêtes féroces qui se baladent dans la forêt, n'est-ce pas? Je t'écoute...

Ephémère se cale contre le dossier de sa chaise, les bras croisés sur sa poitrine et ses yeux ne quittant pas son interlocuteur. C'est que la patience n'est pas son fort.

_________________
Éphémère

Insaisissable, comme un courant d'air

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Jeu 6 Nov - 6:52

Parait que faire rire une femme est un point essentiel. Il savoure l'éclat de rire comme une bouffée d'oxygène. Il se ressource pour ne rien laisser trahir de sa mauvaise posture. Vrai ou pas, dans sa position, elle avait raison. Lui, il est entre ses quatre murs, prise au piège telle une bête fauve en cage. Des alternatives, Kaiser, n'en a pas  que peu. Laquelle choisir pour avoir toute leur attention. Il ne se voit pas repartir de cette "forteresse", sans un pécule bien mérité. Il pourrait jouer la carte qu'il a la tête qui tourne, qu'il s'affaiblit, qu'il est sur le point de sombrer en un état de semi-conscience. C'est serait peine perdue. Ils brandiraient son corps pour le jeter en forêt, en pâture, aux bêtes féroces, si bien nommées par la catin a l'aplomb insoupçonnable. L'homme ne baisse pas son regard, aucune forme d'abdication. Elle semble ouverte à une conversation. Le temps d'obtenir ce qu'elle désire. Cela ne changera rien pour ce qu'elle fera de lui, à la fin, de cette entrevue. Cela dépendra de ses sources d'informations, du sérieux de ses demandes. Elle a tord sur un détail, l'erreur a ne pas faire avec lui, elle l'a faite. Ce sera son point fort. S'il y parvient. Il laisse échapper un léger râle son cou s'engourdit de plus en plus, au point, d'avoir une absence d'une minute, l'esprit avec un grand trou noir. Tout a disparu en ce laps de temps à ne plus savoir où il est, avec qui. Et cela disparaît aussi vite. Il se reprend, tout lui revient soudain. Il devra faire le moindre effort possible. Demander de l'eau et de la nourriture, serait mettre la puce à l'oreille de son état peu reluisant:

Je me trouve plutôt dans une position confortable, au chaud, comparé à la soixantaine de compagnons, en pleine nature, autour de votre forteresse prêt à en découvre avec vous. Nous avons gardé les proportions d'effectif égales aux vôtres, pour être loyaux, lors de notre affrontement. Bien le nombre approximatif lorsque vous avez déguerpit de Bourges pour faire tomber Laval, non ?

Ses sources. C'est avec son savoir qu'il parviendra à ce qu'il veut:

Moi, quoi moi ? Depuis quand l'esprit d'individualisme prime sur l'action du groupe ? Je suis sans doute, le pion sacrifié de l'histoire. Le damné ou le dément non, prêt à se jeter dans la gueule du loup pour offrir la victoire à mes semblables.

Les questions. Y répondre, poursuivre l'échange:

Je suis très sérieux. Nous voulons tous vos biens. Je vais faire comme vous le faites si bien, tout ravager sur mon passage, me servir, narguer, repartir le plus naturellement du monde pour de nouveaux glorieux pillages. Certes, je vous parais bien seul face à vous. La question est: les soixante, sont-ils tous à l'extérieur ou bien une partie est-elle déjà à l'intérieur de vos murs ?

Il possède l'arme absolue du doute. Elle est dotée d'une intelligence, d'un sens de la survie, il en est persuadé. Tant que tout va bien, l'esprit de fratrie est inébranlable. Si la confiance est éraflée, cela remet tout en cause, l'esprit de famille. Il lève ses poignets dans un bruit métallique, pour garder le dos d'une de ses mains contre son cou, sur la blessure, faire un point de pression. Il avait un peu merdouillé à minimiser la pression des crocs de l'animal:

Une minute pour réfléchir à combien vos têtes bien pensantes au-dessus de votre section IV, seront prêts, à estimer votre travail pour eux depuis 1460, la création de cette organisation. Interviendront-ils, reverseront-ils, le moindre écu pour votre tête ? Non c'est vrai, imaginons, qu'il vous arrive un pépin là maintenant...

Il conserve la plume entre ses deux mains appuyées sur sa carotide:

Tu veux du concret, en voici: la hyéne, alastor, la colombe,fatumate,moi,maodum,njut,cylael,saphir,asylum,altair,larlas, revenge,btx,fratris,la dame, ivanohé,le rebelle savoyard,sadez,zanclus. Ca vous parle ? Une vingtaine à peu près de l'intérieur de votre forteresse non ? Et bien d'autres oubliés, de passage chez vous, qui vous considère comme des glands.

Il secoue sa tête, ses yeux se plissent, pour ne pas défaillir. Il laisse tomber ses mains sur une de ses cuisses. Lentement, dépose la plume sur la table. Il se penche sur le côté pour glisser quelques doigts à l'intérieur d'une ses botte:

5 000 écus par tête, soit 300 000 écus.  C'est raisonnable comme rançon de la gloire pour certains, d'autres, pour le prix de vous trahir, se refaire une nouvelle vie, une nouvelle identité. Peut-être même créer une nouvelle organisation pour anéantir la vôtre.

Une fois qu'il eût bien fouillé dans sa botte, il se redresse l'air de rien, porte ses mains à sa bouche pour y glisser entre ses lèvres...

Et du côté d'Angers, les armées se portent bien...

Il suce lentement, longuement. Il se détend, calé contre la chaise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ephemere
Responsable Section
avatar

Messages : 448
Localisation : Dans le vent!

MessageSujet: Re: Entrevue    Jeu 6 Nov - 15:17

Il semble tourner de l’œil un très court instant, cela n'échappe pas au regard inquisiteur d'Ephémère. Un sourire à peine perceptible relève la commissure de ses lèvres. Il s'affaiblit et cherche à le cacher. Raté. Elle croise les jambes, balance doucement le pied d'avant en arrière, signe de son impatience à entendre ce qu'il a à dire... Il parle, elle est attentive à chacun de ses mots. Les yeux rivés sur lui, elle le sonde, tandis que son visage à elle reste impassible. Il n'y lira rien. Pas la moindre expression de surprise, pas le moindre frémissement. Elle ne dit pas un mot pour ne pas le couper dans son élan, se contente de l'écouter. Mais elle ne peut retenir un sourire amusé lorsqu'il tente de distiller le doute dans son esprit. Des traitres à l'intérieur de leurs murs? Des taupes il y en a toujours eu, c'est pas nouveau. Mais n'est-ce pas tellement exaltant pour un pas con d'être prit pour un con par un con? Hum...

La jeune femme regarde les mains masculines faire pression sur le cou blessé. Elle n'est pas dupe, il a beau jouer les durs, s'il reste dans cet état il ne gardera pas les yeux ouverts bien longtemps. Son attention se porte quelques secondes sur la plume qu'il ne lâche pas, ses sourcils se haussent légèrement quand il lui donne une liste de noms... Des noms qui ne lui parlent pas vraiment, non. Hormis deux d'entre eux. Ephémère garde le silence, toujours, se penche légèrement en avant lorsque l'homme glisse ses doigts dans sa botte, restant sur ses gardes, mais qu'est-ce qu'il fout? Et c'est quoi ce truc qu'il met dans la bouche? Elle fronce son petit nez, le forcer à l'ouvrir pour aller chercher ce qu'il a gobé? Trop risqué, il pourrait lui mordre la main. Il se tait. Elle sourit franchement, ne perdant rien de son assurance.

- S'il m'arrive un pépin, là, maintenant, c'est que c'est mon destin. On ne peut rien contre ça, non? Quant à être considérés comme des glands par ce que moi je considère comme des petits trous du cul frustrés qui ne nous arrivent pas à la cheville, c'est assez amusant.

Elle le scrute, marque une courte pause avant de reprendre:

- Il t'a fallu combien de temps pour glaner ces quelques informations sans importance? Je dois reconnaitre que tu ne manques pas de courage pour t'être introduit ici dans l'optique de nous menacer... Mais ça t'avance à quoi finalement? D'ici le petit matin tu seras sans doute mort, tu es blessé, tu dois crever de soif... Tout ça pourquoi? Prendre nos biens? Tu en ferais quoi de mes 36 malles remplies de  robes, bottes et froufrous? Taille fillette, ça n'irait même pas aux greluches que tu dois avoir l'habitude de fréquenter.

Elle secoue la tête, une lueur moqueuse au fond des yeux, glissant une main dans ses cheveux avant de se masser distraitement la nuque, en étirant son dos:

- Et maintenant que fait-on? Tu n'as plus rien à ajouter? On se regarde dans le blanc de l’œil en attendant l'assaut de tes amis qui nous encerclent? Je t'avoue que j'ai bien envie de taper sur des cons, ça me détendra...


Elle tend une main devant elle, souffle sur ses ongles fraichement manucurés, puis relève ses noisettes pétillantes sur l'homme en face d'elle, ajoutant sur un ton ironique:

- Tu sais que t'as une sacrée chance d'avoir à faire à moi, un autre t'aurait déjà tranché la gorge d'une oreille à l'autre. Estime toi heureux d'être encore en vie. Peut-être plus pour longtemps, mais quand même.


Et d'afficher son sourire colgate, fatal celui la.

_________________
Éphémère

Insaisissable, comme un courant d'air

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Jeu 6 Nov - 18:19

Conversation tournant en rond alors qu'il reprend un peu de force en suçant le petit caillou en bouche. Cela lui permet de renouveler sa salive, d'avoir un peu d'eau, pour se désaltérer. Il ne quitte pas le moindre mouvement du corps, des lèvres et du regard en face de lui. Qu'essaie-t-elle de lui faire passer comme message. Qu'il soit taupe ou pas, petit malin provocateur, il s'en sort bien. Personne, il est vrai n'aurait faire perdre autant de temps, avec le peu d'informations révélées. Peut-être joue-t-elle la carte de l'indifférente, impassible. Peut-être que lui feint d'être pas bien, de faiblir? Comment savoir?Après tout, pour se lancer dans une telle expédition à l'assaut de Fatum, c'est bizarre, d'agir tel un espion avec si peu de ressources pour arriver à ses fins. Elle a des expressions bien à elle. Il semble s'amuser autant qu'elle, c'est le principal. Il plisse des yeux. Que vont-ils faire en effet:

C'est ça la devise des lâches, être frustré de ne jamais livrer combat face à face, de vouloir taper sur des cons insouciants comme moi qui vous ennuie au plus haut point. Alors que ses trous du cul frustrés, sont ceux qui vous permette d'avoir encore une once de réputation potable. De rejoindre vos armées, de grossir vos rangs mais aussi de les affaiblir quand ils en ont assez...

Il se tourne vers la table, prend la plume entre ses mains, observe longuement l'embout qu'il touche de ses doigts. Il tend le cou un peu pour tourner le visage pour la scruter de ses aciers:

Au prix où sont les tenues, cela ravira mes dites greluches. Quand à vous, vous seriez du genre bassement matériel, vénale, et un peu catin sur les bords, que cela ne m'étonnerez pas.

Un rictus pour faire passer la pilule, il ne faudrait pas non plus, qu'elle en vienne à lui coller des gifles pour qu'il avale de travers son caillou. Mort étranglé, pour avoir avalé de travers, très moyen:

Allez-y, défoulez-vous sur moi, je dois faire quoi pour vous pousser à bout que vous me laissiez mort ici sous vos coups, un cachot miteux réservé, vous m'aurez sous la main tout le temps, pour venir me tabasser quand vous en aurez l'excitation trop grande.

Il se saisit de la plume à deux mains, se lève d'un coup, balance un coup de pied dans sa chaise en arrière contre le mur. Le bruit des chaines qui s'affolent sans pause laisse une soudaine de drôle d'impression d'un début de tempête à venir. Il lui fait face, son pied s'appuie sur le bord de sa chaise à elle, entre ses deux cuisses, puis de toutes ses forces, la fait basculer en arrière. Il en profite pour cracher le caillou, tel un noyau de cerise, loin, contre le mur.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ephemere
Responsable Section
avatar

Messages : 448
Localisation : Dans le vent!

MessageSujet: Re: Entrevue    Jeu 6 Nov - 21:10

A cette heure, elle devrait être dans son lit en train de dormir comme un bébé. Du moins, c'est ce qu'elle avait prévu. Mais au lieu de ça, elle se retrouve dans cette pièce, seule, avec un inconnu fou à lier... Et enchainé, justement. Ça lui ressemble bien, ça. Toujours à être au coeur de situations rocambolesques. Elle ignore où cet homme veut en venir. Elle ignore pourquoi elle lui accorde de son temps alors qu'il ne le mérite sans doute pas. Mais elle l'écoute, encore...

- Je dirais plutôt que tu m'amuses au plus haut point. Et aussi que tu ne sais pas de quoi tu parles...

Le voilà qui reprend cette foutue plume. Il compte faire quoi avec ça? Lui crever un œil? Ça serait un sacré gâchis! Enfin... A voir son regard acier qui la transperce comme des centaines d'épées, on dirait plutôt qu'il rêve de la tuer. Un de plus, on n'est plus à ça près. Elle soutient son regard, sa mâchoire se crispe quand il la traite de catin et sa main la démange de lui coller une claque. Elle se retient. Ajoute sur un ton à la fois glacial et sarcastique:

- Catin de luxe, nuance importante.

Elle n'est pas agacée. Juste blasée d'entendre ce genre de propos dans la bouche de certaines personnes qu'elle classe en trois catégories. 1- Les femmes qui la jalousent. 2- Les hommes frustrés de ne pas avoir réussi à la mettre dans leur couche. 3- Les imbéciles qui croient les salades de la catégorie 1 et 2. A priori, celui la ne fait pas partie de la 1, reste la 2 et la 3.

- Je ne me défoule pas sur un blessé... Trouve autre chose pour me provoquer.

A peine finit-elle sa phrase qu'il se lève brusquement dans un fracas de chaise et de chaines. Tout se passe très vite, il ne lui laisse pas le choix de la parade, fait basculer son siège en arrière avec une telle force qu'Ephémère ne peut que tomber à la renverse. Son crâne embrasse le sol dans un bruit sourd qui lui vrille les oreilles, le choc l'étourdit quelques secondes, elle voit même des petites étoiles danser devant ses yeux. A première vue, elle est dans la mouise.

_________________
Éphémère

Insaisissable, comme un courant d'air

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Sam 8 Nov - 0:20

Si le sang ne fait qu'un tour devant ses yeux, que seul, le bruit du crâne résonne au-delà de ses chaines et de la chaise, Kaiser en reste autant abasourdi que le corps étalé au sol, sans mouvement. Une seconde de stupeur pour réaliser. Un oeil au Géant qui ne semble pas avoir encore réalisé. Il lui reste 59 autres secondes pour vite, pousser de ses pieds avec des sursauts puissants, contre la table, coincé le Garde contre le mur. Puis de s'agenouiller prés de la Catin de Luxe pour prendre de ses deux doigts, dans son cou, sur sa carotide, son pouls. Il bat. Pas de sang. Dans un élan de survie, il la relève contre lui, se plaque contre le mur. Quelques secondes pour retirer l'épée qu'elle porte sur elle, trop lourde pour l'empoigner, ses deux poignets attachés de trop près. Il laisse tomber l'arme à leurs pieds dans un fracas métallique.Pas d'autre solution que de passer ses bras autour de sa taille, pour la maintenir de ses chaines:

Hey, vas-y, ne t'avise pas à intervenir ou je lui tord le cou, t'as pigé ?

Une main remontée, bien en appuie sur la base de son cou, même de sa nuque. Il faut surtout qu'elle reprenne ses esprits pour avoir de la crédibilité sinon, il n'ira pas bien loin:

Je te promets Galigula, elle est à moitié dans les pommes, vu la taille de ma main et son petit cou, il suffit d'un mouvement à peine.

Discuter, gagner du temps, pour que la Catin retrouve ses esprits, ne soit pas à moitié un poids mort pour laisser passer vers la sortie:

Tu vas ramener ta fraise ici, me libérer de ses putains de chaines ou je la tue, tu m'entends...JE LA TUE....

Il montre sa détermination en venant passer un bras sur le devant de la gorge, une chaine tendue à peine posée sur sa peau, le poing en arrière, prêt à enserrer. Il donne un coup de pied dans l'épée pour la faire voltiger vers la porte d'entrée, pour qu'elle ne soit à portée d'aucun d'entre eux:

BOUGE TON CUL OU JE LA CRÊVE LA PUTAIN...

Au creux de l'oreille de sa proie entre ses mains:

Fait ce qu'il faut pour que je sorte d'ici vivant sinon tu m'accompagneras en l'Enfer. Fais un effort...Tu es mon laisser passer pour sortir d'ici.

Le choix, il ne l'a pas. Il n'a pas eu d'autre alternative pour sauver sa peau. Il avait cru qu'elle réagirait à son attaque, et qu'elle, lui collerait une bonne raclée, pour l'agacer, l'énerver au point, qu'elle l'aurait fait virer comme un chien de cette forteresse. Ce ne fut pas le cas. Il eût même peur d'avoir été trop fort, de l'avoir tuée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ephemere
Responsable Section
avatar

Messages : 448
Localisation : Dans le vent!

MessageSujet: Re: Entrevue    Dim 9 Nov - 15:37

Le bruit de l'épée qui est jetée au sol la sort de sa torpeur. Premier réflexe, lever une main pour toucher son crâne qui lui fait terriblement mal. Mais il semble que quelqu'un l'emprisonne de ses bras. Dans sa tête c'est une vraie fanfare, avec les tambours et tout! Elle réfléchit, du moins, elle essaye de parler à sa conscience: "Bon... C'n'est rien, en fait je suis vautrée dans mon lit et je fais un cauchemar... Ouais voilà, c'est ça! Y a un fou qui qui s'est invité, il me gueule dans les oreilles, il veut me... tuer?...  Nan mais c'est rien, dès que je me réveillerais, plouf, j'entendrais plus rien! Donc maintenant, je me réveille, hop!". La chaine froide contre sa peau lui fait comprendre qu'elle est bel et bien en mauvaise posture. Ça lui revient. Le garde qui est venu la chercher dans sa chambre -d'ailleurs, quand elle lui mettra la main dessus à celui-la, il va passer un sale quart d'heure!-, l'interrogatoire qui tourne en rond, la chaise qui se renverse... Inutile de se voiler la face, elle s'est faite avoir comme un bleu, c'est tout. Comme quoi, ça arrive, même aux meilleurs!

Et bien sur, comme si elle n'avait pas suffisamment la tête douloureuse, il faut qu'il lui perfore les tympans en vociférant dans ses esgourdes. S'il compte l'achever, il n'est pas loin d'y parvenir, c'est clair. Il lui souffle quelques mots au creux de l'oreille, son petit nez se plisse. Elle a beau être dans une situation où elle n'a pas l'avantage, jamais, ô grand jamais, elle ne s'écrasera. Quitte à crever, autant le faire la tête haute. Sa réponse tombe immédiatement, cinglante:

- Tu y es déjà en enfer, crétin. Traite moi encore une fois de putain et je broie de mes mains ce qui te sert de virilité, compris?

Elle tourne son regard vers le Géant:

- Harckos... Retire lui les chaines, ça va aller...

Puis, à voix basse, pour n'être entendu que de Kaiser:

- Si j'm'en sors pas vivante, tu n'iras pas bien loin. Ils vont te poursuivre, te traquer... Tu auras une mort lente, horrible, tu crèveras dans la pire souffrance... T'es prévenu.


Le ton est froid et déterminé. Ce qu'elle ne lui dit pas, c'est que même si elle s'en sort vivante, lui n'en sortira pas indemne. On ne s'attaque pas impunément à un compagnon Fatum. Des situations dangereuses, elle en a connu des tas depuis qu'elle fait partie de cette grande famille. Frôler la mort, elle en a l'habitude. Mais pour la première fois elle s'en inquiète. Se faire menacer dans leurs murs, c'est du jamais vu. Il faudra songer à poster plus de gardes pour éviter que cela ne se reproduise.

_________________
Éphémère

Insaisissable, comme un courant d'air

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Harckos

avatar

Messages : 209

MessageSujet: Re: Entrevue    Dim 9 Nov - 19:20

Harckos venait de comprendre ce qui ce passé, le crétin avait osez s'en prendre à sa chef. Il n'avait pas eu le temps de réfléchir qu'il l'a tenait contre lui menaçant de la tuer.

- Harckos... Retire lui les chaines, ça va aller...

Harckos s’exécuta même si l'envie d'occire l'idiot était très tentante. Lentement il enleva les chaines de l'homme en ne le quittant pas des yeux. En même temps qu'il enlevait les chaines, il glissa un fin stylet dans la manche d’Ephémère sans lui jeté un regard pour que son geste soit le plus discret possible.

- Et maintenant ? Qu'est ce que tu compte faire ? Tu crois vraiment que tu as une chance de t'en sortir vivant ?

Il avait posé la main sur sa hachette, prêt à s'en servir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Mar 11 Nov - 4:18

Un oeil en biais coulé sur sa prisonnière:

Oh ben, la prisonnière du prisonnier, va pas faire tant de manière si ?

Il la pousse un peu en avant pour être moins collé serré les deux, au cas, où leur rapprochement risquerait de finir en castration ou qu'il aurait tout ce que chaque homme est confronté dans sa vie, à un désir non retenu très expressif qui lui aurait valu, bon gré, mauvais gré, ce qui fait de lui, sa virilité. Les pieds libérés, il repousse les chaines vers le Garde, garde celle maintenue sur le cou frêle de son otage. Il prend bien note de leurs conseils. Même si tout se déroule bien, il n'est pas dupe tant que les grilles ne seront pas franchies, ne pas crier victoire. Le quart de seconde en son esprit est de songer à ne pas sortir de cette forteresse sans un petit trésor tout de même. Pouvoir se vanter de son exploit. L'homme repasse un bras autour de la taille de sa prisonnière, un regard d'acier sur les mouvements du Garde au cas où, bouche contre l'oreille féminine:

Je compte pas abîmer ma virilité, je n'ai pas d'autre alternative que de te garder contre moi. A moins que tu veuilles sauter dans mes bras ou que je te porte tel un sac de patate, tu as encore le choix...

Il longe le mur jusqu'à la porte. Sa main sur la poignée:

Y a des gardes en faction devant la porte, ou à quel endroit dans ce couloir ?

Il les scrute pour une réponse rapide. Un pied posé sur la lame de l'épée au sol pour la bloquer que cela ne donne d'idée à personne. Soudain, une idée traverse son esprit, les yeux plissés froids sur sa prisonnière:

Les femmes aiment bien planquer leurs dagues dans leurs bottes, cuissardes ou porte-jarretelles. Si tu en as, je te suggère de les faire tomber au sol avant que ne me prenne l'envie de te fouiller, si tu vois, ce que je veux dire...

Tête penchée vers le Garde, attend la réponse à sa question, se méfiant de sa main sur sa hachette:

Oui je compte sortir d'ici et me faire la belle...

Il réagis soudain vers son otage:

Avant de me les broyer, se faire la belle, c'est s'échapper. Je ne crois pas que dans un tel instant, vous ayez des envies autres que de me tuer. On ne touche pas, on ne me tripote pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Harckos

avatar

Messages : 209

MessageSujet: Re: Entrevue    Mar 11 Nov - 13:35

Harckos regardait le manège de l'homme qui détenait sa chef... quel ironie, le détenu maintenant en position de force, enfin si on veut...
Si il y avait des grades ? Non bien sur... une forteresse se garde toute seule.

- Oui un juste devant la pote et un autre au bout du couloir. Après il peut très bien y avoir une patrouille à ce moment là...

Lui avait-il dit que la salle de repos des gardes se trouvait dans le couloir et qu'il y avait toujours au moins cinq gardes au repos ? Non... oups, un malheureux oubli. Sans comptait Loup qui devait roder lui aussi dans la forteresse...

- Et maintenant que compte tu faire ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaiser

avatar

Messages : 15

MessageSujet: Re: Entrevue    Mer 12 Nov - 11:06

Et maintenant ? Et maintenant...A chaque fois, ce sera cette remarque "Et maintenant". Il compte sur une aide extérieure pour lui venir en aide. Il l'imagine avoir repéré les lieux pour ne pas tomber dans le piège dans lequel Kaiser s'est fait prendre. Il réfléchit. Atteindre le parc avant tout, quitter les murs en béton:

C'est simple, sortir d'ici, rejoindre les grilles et tout ira bien pour tout le monde

Il sonde le Garde. Peut-il lui faire confiance. Peut-il prendre ce risque ? Pas trop le choix non plus. Il ouvre en grand la porte, reprend contre lui, l'otage:

D'accord l'ami, tu vas passer le premier, devant. Ta hachette, tu la laisses sur la table bien en vue, c'est la condition. Et tu restes à un bon mètre devant, tu dégages le chemin sans donner l'alerte. Tu fais comprendre et signe que tout va bien.

Pour bien marquer sa détermination, il enserre par la taille d'un bras, la catin de luxe contre lui, l'autre bras autour du cou féminin, exerçant une pression sur la trachée:

C'est dans tes cordes, tu vas pouvoir, pas trop dur ? Et ne me demande pas "et maintenant", tout dépend de toi...C'est parti!

D'un menton vers la porte, Kaiser l'intime de s'y coller sans perdre de temps. Un regard sur son otage, d'acier, froid. Il reprend du poil de la bête. Une idée, il en a une. Une lueur malicieuse traverse ses yeux. Il glisse à l'oreille de la catin:

Vous allez adorer la suite, j'en suis convaincu...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ephemere
Responsable Section
avatar

Messages : 448
Localisation : Dans le vent!

MessageSujet: Re: Entrevue    Jeu 13 Nov - 5:21

Quand Harckos s'approche pour libérer le prisonnier qui la tient prisonnière -quelle ironie du sort-, elle sent quelque chose de froid qui glisse dans sa manche. Sa bouche s'ouvre pour former un O parfait, l'effet de surprise. Heureusement pour elle, l'autre ne peut rien voir de son expression puisqu'il est dans son dos. Elle ferme la bouche une fois qu'elle a compris, se débrouille pour faire tenir le poignard dans sa chemise, collé contre son avant bras, puis, se laisse entrainer jusqu'à la porte, de toute façon elle n'a pas le choix.

Dans sa tête ça défile à toute vitesse pour essayer de trouver une solution, comment échapper à l'emprise de plus en plus serrée de l'homme. Son idée première est de profiter de la proximité de leurs deux corps pour glisser une main sur les braies masculines, pour mettre à exécution sa menace, et enfoncer ses griffes dans les bijoux de famille. Une petite castration lui ferait le plus grand bien à celui-la... Sauf qu'il aurait largement le temps de lui briser la nuque avant qu'elle ait pu arriver à ses fins. Trop risqué. Lui écrabouiller le pied avec le talon de sa botte? C'est certes douloureux, mais inutile. Lui balancer un coup de coude dans les côtes? Efficace, mais pas dans la situation actuelle. Il fallait qu'elle trouve autre chose, mais quoi? Restait le stylet. Elle pourrait lui planter dans la fesse ou la cuisse, mais ça restait tout de même très dangereux pour sa vie à elle.

La jeune femme a un terrible mal de tête, dû à sa rencontre avec le sol. Et son cerveau qui tourne à 100 à l'heure pour se sortir de cette situation n'arrange pas les choses. Elle s'énerve. Oh oui, elle bouillonne de colère. Comment a t-elle pu se faire avoir de la sorte?

- Je n'avais que mon épée...
Marmonne t-elle pour répondre à la question qu'il lui pose.

La phrase à double sens qu'il balance par la suite aurait pu, en d'autres circonstances, la faire éclater de rire. Sauf que là, elle n'a pas du tout, mais alors pas du tout envie de rigoler. La chaine qui flirte avec son cou irrite sa peau, elle a la gorge nouée et sèche, déglutit avec difficulté, manque d'air.  Le bras puissant qui enserre sa taille avec force lui fait mal, il la presse toujours plus contre lui, lui faisant sentir qu'elle est bel et bien captive, qu'il ne lui laisse aucune issue de secours.

Vous allez adorer la suite, j'en suis convaincu...


Elle plisse les yeux, avant de le menacer, à voix basse:

- Oh mais je n'en doute pas... Je vais adorer te briser les os, un à un, t'arracher les yeux avec mes ongles, t'égratigner jusqu'à ce que tu aies la chair à vif... Il vaut mieux pour toi que je n'en sorte pas vivante, parce que je te jure que je deviendrais ton pire cauchemar!


Le problème avec la Brunette, c'est qu'elle est impulsive et ne mâche pas ses mots. Et même dans une situation qu'elle ne maitrise pas, elle ne la fermera jamais. Pourtant, elle devrait. Surtout quand elle lui donne la mauvaise idée de lui ôter son souffle. Il parait qu'il faut tourner sept fois la langue dans la bouche avant de l'ouvrir...

_________________
Éphémère

Insaisissable, comme un courant d'air

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Entrevue    

Revenir en haut Aller en bas
 
Entrevue
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» entrevue en vue d'une introduction (éventuelle) au village
» Entrevue avec Helena et Jake, futur mariés
» Entrevue avec Squonk ! ( 4 Mars 2007 )
» On joue trop à DB lorsque...
» [Héritage] Entrevue vidéo avec Exo-6 sur BIONICLE Héritage

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fatum :: Accueil :: Présentations-
Sauter vers: